Faits marquants 2007

21 septembre 2007
Vincent Mévellec, Sébastien Roussel, Guy Deniau, Serge Palacin

Le greffage de polymères sur des surfaces conductrices de l’électricité suscite depuis plusieurs années toute l’attention de l’équipe du Laboratoire de Chimie des Surfaces et des Interfaces dirigé par Serge Palacin. Les nombreux brevets déposés sur l’électrogreffage (eG ©) on contribués à la création de la première start-up issue de DSM, Alchimer, qui valorise depuis maintenant 5 ans ce savoir faire. Un nouveau pas vient récemment d’être franchi dans la course à la fonctionnaliosation des surfaces par l’introduction d’un nouveau procédé : Pegas.

15 avril 2007
P. Viswanath, J. Daillant, L. Belloni, M. Alba, DRECAM/SCM - Service de Chimie Moléculaire
S. Mora (LCVN, Montpellier) et O. Konovalov (ESRF)

Fiche fait marquant au format PDF

Dissoudre du sel (NaCl) dans l'eau n'est pas anodin. En solution, le sodium et les chlore se séparent sous forme ionique Na+ et Cl-, s'entourent de molécules d'eau et se dispersent. Ceci modifie profondément la nature du solvant qui devient ainsi, par exemple, bon conducteur. Au niveau de la surface, la distribution des ions reste cependant encore très mal connue, bien que de nombreuses propriétés "de contact" en dépendent.

Ainsi, pourquoi HCl diminue-t-il la tension de surface de l'eau alors que NaCl l'augmente? Pourquoi KCl est-il deux fois plus efficace que NaCl pour cristalliser le lysozyme(i) ? Les questions de ce type, qui illustrent la spécificité ionique, abondent en biologie, science de l'environnement et de l'atmosphère, sciences des matériaux, physico-chimie… Ces effets, dont certains ont été décrits dès les travaux de Hofmeister en 1888 [1], n'ont cependant toujours pas trouvé d'explication globale. Jusqu'à présent, seules des lois empiriques ont pu être dégagées à partir d'observations généralement macroscopiques. La difficulté tient à ce que ces effets sont dus essentiellement à des couplages forts à très courte portée (en dessous du nanomètre) entre ions et molécules de solvant, et au manque de mesures de profils ioniques aux interfaces.

14 septembre 2007
P. Allard, Groupe des Sciences de la Terre, Laboratoire Pierre Sue, CNRS-CEA/DRECAM
M. Burton, F. Muré, A. La Spina, Instituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia, Catania, Italy

L'actualité nous rappelle régulièrement toute la beauté mais aussi les dangers potentiels des éruptions volcaniques. Si l'on peut apprécier le spectacle de ces phénomènes naturels parfois violents, on cherche aussi à mieux les prévoir pour protéger les populations avoisinantes et aussi à mieux comprendre leur influence sur l'évolution du climat.

Les éruptions du Stromboli (Italie) se manifestent par des explosions périodiques (~15 mn) qui projettent des fragments de lave fondue à quelques centaines de mètres au-dessus du cratère. Ce type d'explosions, ainsi qualifiées de stromboliennes, sont caractéristiques d'éruptions de nombreux autres volcans dans le monde, dont l’Etna encore récemment. Ce type d’explosions a pour origine la formation de larges poches de gaz par coalescence de petites bulles en profondeur dans le magma, qui remontent rapidement au travers des conduits volcaniques et provoquent une détente explosive à leur arrivée dans l'atmosphère. Jusqu'à présent, la profondeur de formation de ces poches était indirectement estimée à partir de l'analyse de signaux sismiques et acoustiques. La présente étude de chercheurs du Laboratoire Pierre Sue (CNRS-CEA, Saclay) et de l’Institut National de Géophysique et Volcanologie d’Italie (INGV, Catane), publiée en juillet 2007 dans Science [1], a permis de déterminer pour la première fois la profondeur d’origine des explosions du Stromboli.

 

 

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