Faits marquants 2007

03 janvier 2007

Des échantillons de la mission spatiale Stardust ont été analysés par une équipe du Laboratoire Pierre Süe de Saclay (CEA-DSM/DRECAM et CNRS-Chimie). La technique d’analyse utilisée, par réactions nucléaires en microfaisceau, permet un dosage absolu des éléments présents dans les échantillons rapportés. Les premiers résultats des études portant sur les échantillons de poussières de la comète Wild2 montrent une grande hétérogénéité et variabilité des grains collectés et font l’objet de publications dans le dernier numéro de Science. L’objectif est de mieux comprendre la formation des comètes aux débuts du système solaire.

(Le communiqué de presse CEA-CNRS -|- le fait marquant du DRECAM).

21 septembre 2007
Vincent Mévellec, Sébastien Roussel, Guy Deniau, Serge Palacin

Le greffage de polymères sur des surfaces conductrices de l’électricité suscite depuis plusieurs années toute l’attention de l’équipe du Laboratoire de Chimie des Surfaces et des Interfaces dirigé par Serge Palacin. Les nombreux brevets déposés sur l’électrogreffage (eG ©) on contribués à la création de la première start-up issue de DSM, Alchimer, qui valorise depuis maintenant 5 ans ce savoir faire. Un nouveau pas vient récemment d’être franchi dans la course à la fonctionnaliosation des surfaces par l’introduction d’un nouveau procédé : Pegas.

15 avril 2007
P. Viswanath, J. Daillant, L. Belloni, M. Alba, DRECAM/SCM - Service de Chimie Moléculaire
S. Mora (LCVN, Montpellier) et O. Konovalov (ESRF)

Fiche fait marquant au format PDF

Dissoudre du sel (NaCl) dans l'eau n'est pas anodin. En solution, le sodium et les chlore se séparent sous forme ionique Na+ et Cl-, s'entourent de molécules d'eau et se dispersent. Ceci modifie profondément la nature du solvant qui devient ainsi, par exemple, bon conducteur. Au niveau de la surface, la distribution des ions reste cependant encore très mal connue, bien que de nombreuses propriétés "de contact" en dépendent.

Ainsi, pourquoi HCl diminue-t-il la tension de surface de l'eau alors que NaCl l'augmente? Pourquoi KCl est-il deux fois plus efficace que NaCl pour cristalliser le lysozyme(i) ? Les questions de ce type, qui illustrent la spécificité ionique, abondent en biologie, science de l'environnement et de l'atmosphère, sciences des matériaux, physico-chimie… Ces effets, dont certains ont été décrits dès les travaux de Hofmeister en 1888 [1], n'ont cependant toujours pas trouvé d'explication globale. Jusqu'à présent, seules des lois empiriques ont pu être dégagées à partir d'observations généralement macroscopiques. La difficulté tient à ce que ces effets sont dus essentiellement à des couplages forts à très courte portée (en dessous du nanomètre) entre ions et molécules de solvant, et au manque de mesures de profils ioniques aux interfaces.

20 février 2007
Céline Thiébault, Marie Carrière et Barbara Gouget
Laboratoire Pierre Süe, CEA/DRECAM/LPS - CNRS/UMR 9956

L'expérience humaine nous a beaucoup appris sur la toxicité des métaux lourds, surtout dans des conditions d’intoxication aiguë impliquant des doses fortes pendant une courte période. Mais qu'en est-il des très faibles expositions ? Peut-on définir un seuil en dessous duquel la toxicité serait négligeable ? L’enjeu est important du fait du développement industriel et des techniques, de l'usage de nouveaux matériaux et de leur impact possible sur l'environnement et la population.

Afin de mieux appréhender l’impact de conditions environnementales, l’accent a été mis sur des conditions d'exposition chronique : faibles concentrations d’uranium, administrées en continu ou de façon répétée sur des durées plus longues. Cette étude ne concerne pas la toxicité radiologique mais uniquement chimique et ses effets sur le noyau cellulaire et l'ADN.

 

 

Retour en haut